3 Mai au 30 Août 2012 – Espace MOBALPA – Michèle MAURIN – Le vert paradis, Un voyage gourmand

Espace MOBALPA – Michèle MAURIN – Le vert paradis, Un voyage gourmand

L’espace Mobalpa, exceptionnel showroom au cœur de Paris se fait tout au long de l’année le théâtre d’événements dédiés à l’art et à la gastronomie.   

Il accueillera Michèle Maurin, photographe et ethnobotaniste.  

La réalisation de l’exposition est animée par une volonté de mettre en avant des notions d’esthétique, d’écologie, de préservation de la biodiversité et d’utilisation à des fins gastronomiques d’éléments du monde végétal.  

Une thématique concernant les arbres nourriciers (souvent occultée par des considérations prosaïques concernant la course au développement, dans laquelle l’agriculture intensive le dispute à l’exploitation forestière sauvage), associée à la préservation de la biodiversité, est mise en exergue dans ce travail inédit.  

Michèle Maurin naît sur les bords de l’océan, à la frontière de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Issue d’une famille de nationalité française, expatriée depuis deux décennies, elle voit le jour dans une région d’une grande diversité ethnique. Dès l’âge de 14 ans, elle s’intéresse à la nature et prend ses premières photographies, au gré de longues équipées en brousse. De cette passion pour l’environnement et l’exploration, la photographe en fera un métier, passera un diplôme en écologie tropicale, publiera des travaux au muséum d’Histoire Naturelle de Paris et enseignera la biologie en Afrique de l’Ouest.   

Elle enseigne aujourd’hui à l’école de l’Image aux Gobelins, à Paris, et fait œuvre pédagogique, en même temps qu’elle parcourt  continuellement la planète, à la recherche de nouvelles investigations photographique.   

Infatigable voyageuse, Michèle Maurin pose un regard singulier sur les lieux qu’elle visite et développe une démarche peu commune, reflet d’une phénoménologie particulière de la perception. 

D’un voyage, elle peut n’en rapporter qu’une fleur – fleur – polaroid, fleur positive – négative, métamorphosée par un virage d’or, d’argent ou de sélénium, en une image prégnante et symbolique. L’artiste fait renaître un monde dans sa sensualité primitive et conjugue à travers son œuvre, diverses temporalité.  

L’interpénétration de sociétés différentes marque un travail dont la capacité d’évocation, la force poétique (relevées par J.C. Lemagny, dès l’origine, à l’occasion de la présentation antérieure d’une série photographique sur le Maroc), sont liées à une remise en question de la valeur cognitive de l’image.  

La photographie devient prétexte, s’ouvre sur une multiplicité de représentations. Une  élaboration séquentielle d’images en appelle à une mémoire sélective et fragmentaire. «Les vrais paradis sont les paradis qu’on a perdus», écrit Marcel Proust dans Le Temps retrouvé. La remémoration d’un «vert paradis» apparaît imperceptiblement associée à celle, formatrice, de premières expériences gustatives. Dans la luxuriance et l’exubérance de la nature, les premiers « voyages gourmands » revêtent un caractère particulier, exaltent l’imagination, cultivent les sens et prennent une importance déterminante.   

J-Y T.

Michèle Maurin – Photographies – Le vert paradis. Un voyage gourmand

Exposition du 3 mai au 30 août 2012

Espace Mobalpa – 15 Boulevard Diderot 75012 Paris

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